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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 07:29
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
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 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...
 Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...

 

 

Vendanges 2021... La chance, la rigueur et le lâcher-prise...

 

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Pour une vendange réussie il faut, en dehors des paramètres extérieurs, de la rigueur, du lâcher prise et de la chance. Une vendange et une vinification, l'une étant la conséquence de l'autre, le but de la manœuvre, l'excitation de septembre, l'aboutissement de la sueur de l'année.

La vendange, la vinification : ces deux Là ne vont jamais l'une sans l'autre. C'est un couple, un duo.

Abandonner les vinifs c'est donner son âme au diable, laisser un ami au bord du chemin.
La vigne et la vinif sont intimement liées. Activités gémellaires que le vigneron appréhende, réfléchit, rêve, imagine, approche par tous les cotés et bien avant l'échéance d'autant que la rencontre ne dure qu'un mois et n’a lieu qu'une fois par an.

Ici nous sommes indépendants en ce sens où, de la plantation à la vinification, et je pousserai même la définition de l'ouvrage jusqu'à la commercialisation, nous sommes censés maîtriser la chose, nous essayons d' assumer le tout et pouvons crier à hue et à dia en toute honnêteté : c'est notre vin !


En quelque sorte le fruit de nos engagements, faute d'être quasiment celui de nos entrailles . Nous y mettons du cœur, de l'estomac à s’en faire de la bile, du nez, de l'oreille, du palais, des tripes et tout ce qui s'ensuit et puis le reste aussi. Et le tout en bio afin de donner un avenir au sol sur lequel nous pratiquons et de la fluidité aux vins que vous buvez...

Il faut de la rigueur, cela va sans dire.

Dans le contrôle obsessionnel qui pourrait être le notre, dans les moments de tension, le lâcher prise est nécessaire. S'en remettre à l'espoir, à la chance car, dans le fond nous ne contrôlons qu'une partie de l'ouvrage, qu'une partie de la réussite. Le lâcher prise n'est pas un laisser-aller c'est plutôt un acte de confiance.

Se vanter d'une histoire que nous ne maîtrisons qu'en partie lorsque la chance ou la malchance prend le relais afin de suppléer les limites humaines est un tantinet paradoxal. Mettre tout en œuvre afin que le bazar se déroule et lâcher prise en laissant la chance se dépatouiller avec la nature et ne pas avoir l'obsession de l'homme tout puissant, qui dicterait à la matière le goût qu'elle doit avoir, le réflexe qu'elle doit adopter afin de répondre à ses fantasmes dominateurs et vénaux. Ici ce n'est ni le client, ni les spécialistes en blouses blanches de savants qui font les vins, ce sont les vignerons, la nature, les aléas, le climat, le sol, la chance. La différence est notoire pour la faire remarquer.

Une partie de notre réussite liée au petit bonheur la chance de la nature, peut pousser certains à la folie. Les engager dans une course en avant vers un grand essoufflement afin de rattraper ce qui n'est rattrapable. D'autres, plus sages se griseront au lâcher prise, à la confiance, à '' l'Inch Allah" fataliste mais raisonnable contre les vents, les tempêtes, le gel, la grêle, les caprices des levures, les montées en volatiles et toutes les joyeusetés que l'esprit imagine, lassés par un travail trop intense.


La liste des problèmes à venir qui n'arrivent, in fine, que très rarement n'étant jamais exhaustive, ne vaut-il mieux pas abandonner la part de soi même qui doute à la poésie, en tout cas, à la relativité. La nature ne marchant pas au même pas que l'homme pressé, il est nécessaire de relier ses objectifs au temps long et ne pas oublier que ce métier est un chemin.

Pour cela ne faut-il pas avoir l’esprit ouvert aux quatre vents, le goût de l’autre et embrasser la vie comme l’on partirait à l’aventure ?
Je me demande parfois à quoi la chance tient...


Et cette année ce fût le gel qui guillotina les espoirs de beaucoup et un été septentrional catastrophique qui remit une couche pour diviser historiquement les récoltes.

Ici, à Cadablès, nous avons eu la chance de passer au travers de tous ces aléas et les magnifiques raisins, en quantité normale nous ont autorisés un millésime encourageant. Ce ne fut pas le cas d'autres années . Pour exemple la canicule de 19 nous supprima la moitié de la récolte qui fondit comme neige au soleil, d'un seul coup, d'un seul , par un après-midi catastrophique.

Le passé est le passé. Le présent désormais réjouissant fait oublier les chaleurs intenses et avec une régularité surprenante nos raisins, cette année, s’étalaient sur les souches, beaux, sains, fiers, opulents d'espoirs. Situation presque indécente au regard des pertes alentours. Cadablès protégé des vents au nord, par le volcan et les collines.

L'état phyto exemplaire à traitement minima nous encourage désormais à entretenir la symbiose agro-écologique mise en place depuis longtemps. La biodiversité développée, les animaux réintégraient. Prouvant, si c'est besoin, qu'un équilibre du vivant seconde harmonieusement la partie culturale.

Les oiseaux peuvent continuer à piailler, les vaches à meugler, les insectes à vrombir dans une joyeuse et tonitruante ambiance de nature retrouvée.

Il y eut aussi les amis, les copains, la famille, les jeunes du villages qui se sont joints à nous afin de ramasser manuellement les fruits de septembre.

Les ambiances, Les repas, les partages et les vins trop appréciés nous aidèrent au lâcher-prise qui, je le redis, n'est pas un laisser-aller, bien que parfois mais rarement, il nous firent mélanger nos syllabes sous les étoiles bienveillantes qui mirent un voile de pudeur à ne pas répéter.

Il en va ainsi de la vie à la vigne, de l'esprit des amis réunis.


Il y a un esprit dans les vignes qu’il faut aller chercher doucement,
sans froisser, en toquant à la porte pudiquement. IL à tant à nous apprendre,
à nous transmettre. C’est l esprit du vent, du froid, du soleil, de la sueur, de la solitude, des grandes tables, des matins de doutes et des soirs d'euphories.

Et on vous l’offre car on aime la vie, l’humain, le vin mais il faut savoir rentrer chez nous, presque sur la pointe des pieds car nous avons dans le fond le caractère de cochon que la vigne nous a forgé et c’est très bien ainsi...

La vendange terminée, seaux et sécateurs remisés, viendra le temps du recul et l’automne où tout tombe, apaisera les tonitruances de l'année. La boucle bouclée, le cycle achevé avec ses hauts, ses bas, ses heurts, ses joies qui ne sont que des heurts qui ont bien tourné, une sorte de lâcher-prise pour mieux narguer le chaos.

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commentaires

G
Que de poésie... J'en reste coi !...
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C
Bien que coi tu restes érudit ! Du reste peut-être pourrais tu me renseigner sur le passé Gallo-romain de notre coin. Un des mes fils avait retrouvé il y à quelques années une pièce de monnaie datant de Trajan dans l'une de nos vignes et il y avait, parait-il, une villa Romaine en dessous de chez nous. Cela pourrait faire l'objet d'un article entre poésie et érudition ! On en reparle...
K
Quelle magnifique petit coin de paradis vous avez su créer à cadables, et tes textes, de vraies et belles histoires.... Les aventures de vous deux, nos chers amis vignerons, potiers , poètes, jardiniers, cuisiniers,bâtisseurs et autres... nous épatent et réjouissent... Quelle énergie et courage exemplaires... Promis, nous traverserons un jour la mer pour vous retrouver dans votre jardin d'éden ????????????
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C
Katia, Merci de ce mot et tu sais que la porte est ouverte. De toute façon elle ne ferme jamais. Venez, nous vous ferons découvrir notre petit monde et puis aussi, nous avons une grande envie de vous voir. Bises à tous du coté d'Ajaccio.
D
Magnifique texte , presque bouleversant de poésie et d’amour de votre métier et de votre terre de vie ! Presque du Jean Giono !. Merci . Je vous redis toute mon admiration pour ce que vous faites , votre dynamisme, votre travail et votre gentillesse !
Une question .
Qui est l’auteur-trice- de cette belle écriture ?
À bientôt de revenir vous rencontrer pour un pic bic ou une soirée ????
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C
Dominique, Merci de votre commentaire, cela est touchant. De notre colline nous essayons de donner de la densité à ce que nous faisons et, tant bien que mal, de le communiquer et lorsque un lecteur est sensible à nos mots, nous en sommes ravis... C'est moi, Bernard qui est l'auteur des textes car j'ai la plume alerte en quelque sorte, mais nous sommes un couple et je suis magnifiquement accompagné par Christine... Du reste il faudra désormais attendre l'an prochain pour les soirées et les pique-niques. A bientôt, bien amicalement. Bernard.