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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 07:59
Novembre cloîtré.

 

 

Et voilà que la récurrence épidémique nous renvoie aux peurs du printemps et ce mois de novembre à peine entamé nous recondamne à un repli sur nous-mêmes dans une relative claustration.

 

La force de l'habitude nous désinquiète un peu comme si nous devenions chacun de vieux briscards ayant déjà survécus à la première attaque.

 

 

La surchauffe médiatique exponentielle, les annonces officielles discordantes, les spécialistes et les pseudo-experts nous en font perdre notre latin. Et, par conséquent l'on entend à hue et à dia des avis dissonants et un lambda ne sachant plus à quel saint se vouer.

 

Et si tout cela permettait de garder nos bons vieux en les désexposant au danger et nos soignants en leur allégeant la rude tache du quotidien. Et si tout cela nous permettait de reconditionner nos existences en portant nos regards sur l'essentiel, l'a coté, la proximité, la vie si précieuse et ténue.

 

Déjà le printemps vit refleurir un semblant d'espoir que l'automne repoussa. Comme pour nous rappeler aux changements que dans la joie ou dans la peine nous serions obliger d'accepter.

 

Toute époque a ses défis et nous propose de relever nos manches pour que l’énergie de la création assèche la négativité ambiante de tous ceux qui pensent que s'était mieux avant.

 

Quel intérêt à vivre si l'on ne doit pas se sublimer ?

 

Entreprendre, voir, sentir, envisager, sortir de nos zones de confort afin de créer un monde pour lequel nous aurions notre mot à dire, dans lequel l'empathie, qu'elle soit envers autrui, la nature, les idées, les actions, les animaux et la terre reprendrait un sens cardinal.

 

Nos glorieux aïeux ont eux aussi traversés des crises, des guerres, des disettes, des remises en questions plus perturbantes que nos générations parfois trop opulentes pour penser demain à bon escient.

 

Et j'entends se plaindre ici ou là en jérémiades organisées les tristounets de tout poil qui vouent notre avenir à des cataclysmiques malfaisances, à des complots fumeux qui échapperaient à la volonté de chacun. J'entends hurler des réfractaires obsédés dont le manque d'ambition et d'humanisme parfois se mute en paranoïa haineuse et en cris déjantés.

 

Que nenni ! Ne nous laissons pas envahir par de sombres pensées et laissons la lumière allumée dans nos esprits vagabonds, dans nos cœurs d’artichauts en donnant une feuille à chaque espoir qui point. Le goût de l'autre est de bon goût.

 

Réinventons une façon de fonctionner, d'aimer, de vivre, d'émaner, donnons du sens à nos instants pour que repoussent de petites fleurs au bord des talus, qu'à nouveau sourdent les sources entre les rochers.

 

 

 

L'aventure commence à l'aurore de chaque matin et demain doit rester lumineux, éclairé par les pensées altruistes de nos esprits revigorés par l'entreprise de l'avenir.

 

Il n'a jamais été aussi urgent d'imaginer. En période de trouble, il faut aller surnager au dessus des miasmes et des pièges tendus. Les autres n'ont que le pouvoir que l'on veut bien leur donner et leur échapper est d'abord échapper à ses manques de courage, à ses manques d'utopie.

 

Ah quelle belle époque ! Elle nous empêche de reporter le prochain rêve sous peine de rater le prochain train. Il est bien temps d'allumer son existence et l'opportunité est trop tentante d'aller vivre au plus prés de sa subjectivité histoire de suivre le flux de sa vie. Le suivre sans artifices, ni tambours, ni trompettes. Le suivre tout simplement, tout naturellement en profitant de brûler tous ses carcans de paille réducteurs de visions panoramiques.

 

Une vision d'ouverture en soi et non de repli est un espoir à faire reluire en le polissant au jour le jour pour que brille la particularité de chacun dans la bienveillance de tous. Le monde change changeons avec, dussions nous décompenser pour mieux compenser, déconsommer pour se libérer, détricoter pour se retrouver, décompresser pour moins se hâter.

 

La vie a les épaules larges et l'imagination féconde pour nous surprendre à chaque virage.

 

Comme elle ne s'en prive pas, autant se lover !

 

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commentaires

jacques charlon 25/11/2020 16:38

Christine et Bernard,ai apprécié pleinement vos réflexions pertinentes sur la vie actuelle que l'on veut dramatiques.
J'en ai vu d'autres par le passé......Avec toute mon amitié.Jacques

Bernard isarn 25/11/2020 17:49

Merci Jacques de ton mot. Le passé, même récent, fut parfois bien plus compliqué.

Gilles Luciani 16/11/2020 08:50

"Il n'a jamais été aussi urgent d'imaginer."
Rien à rajouter Bernard, tu as parfaitement raison. Merci pour tes mots qui viennent du cœur, comme ton vin d'ailleurs.
@mitiés

cadables 16/11/2020 09:05

Merci Gilles. J’essaie de mettre en texte nos impressions, notre vue vu d'ici, vu de Cadablès promontoire naturel de nos idées.