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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 06:45
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !
L'époque !


L époque !


L'époque devrait être à l'humilité, elle ne l' est pas. L'époque devrait être à l' empathie, ce n'est pas mieux et ainsi parler de partage s'apparente plus à de l' utopie qu'à du réel.

Et nous jouissons nous pavanons nous promenons nos bedaines ridicules au front de mer de notre égocentrisme dans l'espoir que reluise notre image dans le regard un peu flou de nos contemporains.


L'époque nous offre le meilleur dans une débauche matérialiste sans précédent. Et voilà qu'en guise de remerciements, de dévotion, nous détruisons, nous spolions, nous trichons, nous manipulons un environnement sans lequel, comme un fœtus de paille, nous exploserions en milliards de particules pour nourrir un sol que l'on a que trop piétiné. Nous finirons humus car
l' on ne se dérobe qu'un temps.

L' époque devrait être à la joie mais la morosité d'un avenir plus terne annihile nos espoirs et dans un branle bas inflationniste nous nous préoccupons plus de l' immédiateté de l'avoir que de l'avenir de l'être. Happés par un productivisme enjôleur, démagogique et démoniaque nous filons droit devant dans un épais brouillard, rassurés par des pilotes automatiques laissés là par des happeurs depuis longtemps bien à l'abri des soubresauts.

Marionnettes automatiques nous pourrions couper court ces fils tragiques qui nous relient à nos gourous et réinventer un monde ludique, spacieux à la mesure de nos désirs.

Nous pourrions ré orienter par nos pensées, nos actions, nos consommations si tant est que nous nous libérions des rets artificiels tissés autour de nos consciences qui nous font réitérer jours après jours, épisodes après épisodes, égoïsmes après égoïsmes. Nous ignorons que nous avons le pouvoir, nous refusons notre propre beauté.

Et si le goût de l'autre devenait salvateur ? Le plaisir d’être, de partager un instant, un esprit, une conscience en s'éloignant de la prédation symptomatique de nos excès ? Et si par le regard du cœur nous reconsidérions nos vues brouillées par le profit, la rancœur et laissions renaître le rire magnifique de nos enfances oubliées ? Nous avons tous une forte propension au bonheur, à la simplicité, à une infinité de choses indescriptibles qui nous relient à la vie, au présent, à l'univers.


Et s'il suffisait qu'une parcelle de nous même se rebelle pacifiquement, s'offusque, se prenne en main et chausse les bottes de sept lieux afin que renaissent instamment une époque épique où la nature de chacun prévaudrait sur nos enlaidissements systématiques.

Rêvons, créons, osons !

Nous avons ce pouvoir et avons laissé choir cette prépondérance. C'est peut être parce qu'on l'a oubliée que des bergers pervers ont pris les directives en nous privant de nos prérogatives naturelles.

Laissons aller l'artiste au fond de nous, enfoui par une conscience sociale inculquée depuis nos premiers pas dans le monde des autres. Nous sommes tous fait pour quelque chose dans le fond mais l'avons oublié au fil du temps, au fil des peurs, au fil de l' ordre.

Dans la bienveillante solitude des vignes, au cœur des paysages naissent des idées saugrenues dans la tête des vignerons, ces idées soufflées par les vents, par le corps noués des souches, par les nuages au couchant couvrant le soleil entre ombre et lumières. Il faut écouter le cri de la beauté en arrêtant l’incessant bourdonnement de l'artifice pour qu’éclose les graines du futur.

Bien vivant, bien ancré au sol la tête au ciel à respirer à plein poumon, à plein pouvoir il naît des ires irrépressibles. Des colères à projeter en mots sur un bout de papier par une sentinelle quotidienne de l'environnement.

Mouvement continuel de la nature pouvant nous balayer d'un coup de pinceau par quelque subterfuge afin d'éradiquer un parasite prétentieux , orgueilleux, pète-sec et désagréable.

Éternel paradoxe d'une humanité pourvue de génie, basculant sans cesse entre yin et yan dans une bipolarité constructive ou destructrice.

 

 

Un espoir au bout du compte, une fenêtre entr’ouverte d'où pourrait s'envoler le renouveau issu de la parcelle de chacun. Et d'oublier tous les clivages, les différences, les haines et les peurs pour qu'un seul but s’épanouisse : garder intact le théâtre de nos élucubrations terrestres.

 

. Crédit photos : Charlotte Dubois, Alain Reynaud, Sy Cote de Thongue.

 

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