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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 09:42
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
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Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?
Bio or not bio ?

 

Bio or not bio ?

 

Vaste question et beaucoup ont du mal à faire la part. C'est ainsi qu'au cours de nos rencontres, de nos voyages, de nos sorties nous entendons tout à ce sujet, un savant mélange médiatique dans la tête de beaucoup, leur fait prendre des vessies pour des lanternes. La confusion est telle que peu arrivent à déterminer, à expliciter clairement tant le mélange des genres fait loi au royaume de la vigne et du vin et plus largement de la production agricole.

 

 

Conventionnel, raisonnée, bio, bio-dynamique, nature, sans sulfite, agro écologique, local, circuits court et tutti quanti !

 

La sémantique à ses raisons que la raison ignore et c'est en toute logique que l'on nomme conventionnel une agriculture née après guerre et qui s'autorise des molécules dites "chimiques systémiques", des désherbants, des insecticides et toute '' joyeuseté '' de ce genre pour lutter contre les ravageurs. Agriculture promulgué par un modèle, par une société, par un consommateur et qui continue de nos jours à être le point cardinal de notre production. Agriculture qui maîtrise son sujet et qui globalement répond à l'essentiel de la demande. Agriculture qui, au fil du temps, prenant en compte la pression sociétale a créée le label "Agriculture raisonnée" en s'engageant à raisonner l’épandage, à réfléchir au sujet et à ne pas mettre plus que nécessaire de produits dégradants l’environnement. Basé sur un autocontrôle cette vertueuse, un tantinet opportuniste, surfe sur la vague du "tout propre-tout net" et fait toutefois des efforts soutenus, souvent par des subventions pour garantir au consommateur un rapport qualité/prix satisfaisant. Pour le coup, not bio bien que parfois le marketing laisse entendre que la raison l'est à moitié voir au trois quart. Que nenni !

 

Alors bio, what is it ?

 

Une agriculture qui s'engage à suivre le cahier des charges édicté par l'UE, qui s'engage à n'utiliser que des produits de contacts pour ses traitements, à ne pas mettre de désherbants, à ne disposer que de certains insecticides, sous certaines conditions que d'ailleurs les puristes réfutent. Cette agriculture basée sur une philosophie de vie, de culture longtemps caricaturée a existé, de fait, durant des siècles, est aujourd'hui plébiscitée largement par un public de plus en plus féru d'authenticité, de vérité, de naturel à tels point que les industriels commencent à s'en emparer et couvrent le segment d'entrée de gamme du secteur et c'est ainsi que nos grands magasins se verdissent l'ego en tamponnant bio par ci, bio par là. Est-ce un mal ? En tout cas un bon business pour certains.

 

Et les artisans, les artisans d'art du bio, dont on se revendique à Cadablès, vont au delà du bio en associant la cause à un autre mode cultural. Qu'il soit agrécologique, biodynamique il apporte qu'un plus quasi nécessaire et corrobore l’engagement, le souligne, le renforce. Lorsque la limite du cahier des charges Européen est atteinte c'est en vertu de lois millénaire qu'il convient d'agir. A titre d'exemple il n'est pas obligatoire en bio de cultiver toutes ses terres selon la méthode. On peut être, pour le commissaire, en quelque sorte à voile et à vapeur et ne produire que partiellement en bio, partiellement en conventionnel sur la même propriété. Étrange paradoxe !

 

Aller plus avant et associer des notions d'agro-écologie parait alors opportun pour encourager un mode de culture. L'agro-écologie est un grand sac duquel chacun sort sa définition, son concept. Pour nous elle se résume à intégrer la culture – en l’occurrence la vigne – dans un ensemble cohérent, vivant, équilibré à la fois animal et végétal. Pour se faire des méthodes ont été mises en place. Favoriser la biodiversité, réintroduire des animaux sur la propriété, chasser de nos terres la monoculture, encourager la vie sous quelque forme que se soit à la vigne, aux champs, aux friches, aux talus, aux chemins, aux ruisseaux, aux bois pour que l'ensemble exulte. C'est intégrer l'écologie dans un système agricole pour contribuer à la vie, à la survie de celui ci. Un retour vers le passé en promulguant une agriculture paysanne et traditionnelle sans saupoudrer notre label de mesurettes à la mode, d'actions de circonstances mais en prenant des mesures de fond pour un bio vrai, authentique, sans fard et sans ambages.

 

Et aller plus loin encore en stimulant, en affinant, en connectant aux étoiles, à la terre, aux éléments en remettant au centre des préoccupations le rythme, la nature profonde des choses, l'infinitésimale sensibilité de la vie. C'est plus que du bio, c'est de la biodynamie. Un ésotérisme complexe définit par Rudolph Steiner pour l'agriculteur au début du siècle dernier.

 

A l'aide de méthode précise la biodynamie propose de reconnecter le visible à l'invisible. Une sorte d' homéopathie pour la plante. Une finesse d'approche pour dynamiser subtilement et accorder la production en sol majeur. Conséquence logique d'une recherche agricole engagé, paysanne, bio, agroécologique que nous étudions désormais, que nous mettons en place imperceptiblement à l'instar de Monsieur Jourdain parfois sans le savoir. Le temps de l'étude, de la cohérence, de la réflexion, de l’observation passées, pas à pas nous progressons vers ces méthodes.

 

Alors que l'agroécologie n'a pas de label la biodynamie est validé par un organisme ( DEMETER) qui contrôle, encourage, assiste à condition d’être bio. Certain font et ne demandent aucun label. Ce fut longtemps notre cas pour le bio. Sorte de résistance à toute bureaucratie envahissante c'est nos importateurs qui nous y ont poussés. Pour l'heure en bio "officiel" depuis peu nous réfléchissons à aller officiellement plus loin. Nous mettons en place sur le terrain, c'est la l'essentiel et verrons les tracasseries administratives plus tard.

 

Après une saison à la vigne c'est en cave que s'exprime toutes ses prérogatives prises sur le terrain.

Faire du vin nature - là aussi aucun label – sans sulfites et sans levures comme le font beaucoup de nos collègues, nous n'y tenons pas. Nous sulfitons, petitement, très petitement et voulons garantir à nos vins cette stabilité. C'est un choix et par conséquent ne sommes pas nature sans y être trop loin non plus. Des polémiques intestines et nombrilistes naissent dans le milieu sans que le lambda n'y pipe grand chose et chacun allant de son argument dévastateur repousse dos à dos les pros et les anti. A Cadablès nous faisons le vin que l'on aime, naturellement !

 

Ce vin qu'il va falloir vendre en circuit court, en local, à l'export à qui voudra le boire.

En local nous sommes nombreux a nous affairer et l’autochtone aura du mal à ingurgiter toute la production . Et c'est ainsi que nous favorisons en toute logique les circuits court, via des pros, en évitant les intermédiaires afin de distribuer notre travail à travers la France, l’Europe, parfois plus loin. Toucher le consommateur avec le moins d’intermédiaires que se soit en France ou à l'export.

 

Consommateur qui se perd dans toutes ses définitions, dans toutes ses agricultures. Consommateur qui se perd dans ses propres paradoxes aussi, à qui je tente d’éclairer le chemin en essayant d’être clair et concis. Ce n'est pas véritablement facile au regard de certaines étiquettes sans éthique que l'on croise par ci par là élaborées par des services marketing opportunistes qui sans vergogne volent l'image, le travail, la sueur paysanne.

 

Alors pour être sur : que faire ? Se cultiver, lire, questionner, comprendre, sélectionner, visiter, goûter, critiquer, gêner. Trouver chaussure à son pied, vigneron à son palais. Et puis ici même nous pouvons en reparler. C'est un angle, un avis : le notre ! Si vous avez des questions, des avis ? N'hésitez pas...

 

What else !

 

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